À retenir en 20 secondes
  • Une courte pause peut aider à réduire la fatigue et à retrouver un peu de disponibilité avant de reprendre une activité.
  • La respiration lente, l'attention portée aux appuis et l'assise consciente sont trois pratiques simples à essayer.
  • Une pause ne garantit pas une meilleure concentration : son effet dépend notamment de la personne, de la tâche et du contexte.

01Pourquoi faire une pause quand la concentration baisse ?

Lorsque vous essayez de rester concentré longtemps, la fatigue peut s'installer. Vous relisez plusieurs fois la même phrase, passez d'une tâche à l'autre ou sentez progressivement la tension monter.

Dans ces moments-là, le réflexe consiste souvent à insister. Pourtant, une courte pause peut offrir quelques minutes de récupération.

Une méta-analyse publiée en 2022 par Patricia Albulescu et ses collègues (PLoS ONE) a regroupé 22 échantillons représentant 2 335 participants. Les auteurs ont observé un effet favorable des micro-pauses sur la vigueur et la fatigue. En revanche, l'amélioration globale de la performance n'était pas statistiquement significative et variait notamment selon les tâches et la durée des pauses. PLoS ONE

Autrement dit, une courte pause peut soutenir votre état général sans garantir automatiquement une meilleure concentration.

C'est une distinction importante : la pause crée un espace de récupération. Elle ne commande pas le résultat.

Faire une pause, c'est aussi prendre quelques instants pour observer ce dont vous avez besoin avant de continuer.

02Relaxation et concentration : pourquoi ralentir peut-il être utile ?

Lorsque la tension augmente, il peut devenir plus difficile de rester disponible pour ce que vous êtes en train de faire.

La relaxation ne consiste pas à faire disparaître toutes vos pensées ni à atteindre un état particulier. Elle peut simplement vous permettre d'interrompre quelques instants l'effort et de revenir vers des sensations concrètes : votre respiration, vos appuis ou votre position.

Certaines recherches se sont également intéressées à la respiration lente et à la variabilité de la fréquence cardiaque. Elles suggèrent des effets physiologiques et psychologiques intéressants, même si les protocoles étudiés ne correspondent pas nécessairement à toutes les pratiques de relaxation du quotidien. PubMed

L'objectif reste donc simple : ralentir quelques minutes, observer ce que vous ressentez et voir comment vous vous sentez au moment de reprendre.

033 pauses de relaxation simples à essayer

Ces pratiques sont courtes et ne demandent pas de matériel particulier. Vous pouvez les essayer au travail, chez vous ou entre deux activités.

Il n'est pas nécessaire de pratiquer les trois. Choisissez celle qui vous semble la plus accessible aujourd'hui.

1. Respirer plus lentement pendant quelques minutes

Pratique n°1 · Quelques minutes

Comment faire : installez-vous dans une position confortable. Pendant quelques minutes, laissez progressivement votre respiration ralentir. Vous pouvez, si cela vous convient, essayer une expiration légèrement plus longue que l'inspiration, sans forcer votre souffle.

L'objectif n'est pas de respecter un rythme parfait. Observez simplement votre respiration et les sensations qui l'accompagnent.

Ce que dit la recherche : les recherches sur la respiration lente et le biofeedback de variabilité de la fréquence cardiaque suggèrent des effets intéressants sur certains indicateurs liés au stress et à la régulation physiologique. Cela ne signifie toutefois pas qu'un rythme respiratoire précis produira le même effet chez tout le monde. PubMed

Pour être guidé : vous pouvez également essayer l'exercice de cohérence cardiaque proposé sur FlowSerein.

2. Retrouver ses appuis pour se recentrer

Pratique n°2 · 2-3 min

Comment faire : mettez-vous debout si votre situation le permet. Écartez légèrement les pieds et gardez les genoux souples. Portez ensuite votre attention sur les points de contact entre vos pieds et le sol.

Vous n'avez rien de particulier à obtenir. Pendant deux ou trois minutes, remarquez simplement la répartition de votre poids, vos appuis et les sensations présentes dans vos jambes.

Lorsque les pensées reviennent, ramenez tranquillement votre attention vers ces sensations.

Pourquoi c'est utile : cette pause peut constituer un point de repère concret lorsque votre attention part dans plusieurs directions.

3. Revenir à une assise consciente

Pratique n°3 · Quelques minutes

Comment faire : asseyez-vous confortablement, avec une posture qui ne demande pas d'effort inutile. Vous pouvez fermer les yeux ou simplement baisser le regard.

Pendant quelques minutes, observez votre respiration sans chercher à la modifier. Votre attention s'éloignera probablement de temps en temps. Lorsque vous vous en rendez compte, revenez simplement à votre respiration.

Ce que dit la recherche : les recherches consacrées aux interventions basées sur la pleine conscience rapportent notamment des effets sur certaines fonctions cognitives. Ces résultats concernent cependant des interventions étudiées dans des protocoles précis et ne permettent pas de promettre le même effet après quelques minutes d'assise consciente. Health Psychology Review

À retenir : ici encore, il ne s'agit donc pas de réussir à « faire le vide », mais de vous entraîner à remarquer où se trouve votre attention et à revenir vers un point de repère.

À noter

Ces pratiques relèvent du bien-être. Elles peuvent accompagner un moment de pause ou de retour au calme, mais ne remplacent pas un avis médical ou l'accompagnement d'un professionnel de santé lorsque celui-ci est nécessaire.

04À quel moment faire une pause ?

Il n'est pas nécessaire d'attendre d'être complètement saturé pour vous arrêter quelques minutes.

Certains signes peuvent vous servir de repères
  • vous relisez plusieurs fois la même chose ;
  • vous passez continuellement d'une tâche à une autre ;
  • vous sentez votre corps se crisper ;
  • vous avez simplement du mal à poursuivre ce que vous faisiez.

Il n'existe pas un rythme de pause universel qui conviendrait à tout le monde.

Vous pouvez tester différentes durées et observer ce qui correspond à votre activité : quelques minutes lorsque la tension monte, une pause entre deux tâches ou un temps de récupération prévu dans votre journée.

Et la règle des 52 minutes de travail et 17 minutes de pause ?

À savoir

Le ratio « 52/17 » est souvent présenté en ligne comme une méthode de productivité. Il ne provient cependant pas d'un essai scientifique établissant qu'il s'agit du rythme optimal. DeskTime

Il vaut donc mieux le considérer comme un exemple de rythme possible que comme une règle à respecter.

Le bon repère est celui qui reste compatible avec votre activité, vos contraintes et vos besoins.

05Installer un rituel de pause simple

Une pratique devient généralement plus facile à retrouver lorsqu'elle est associée à un moment identifiable de la journée.

Vous pouvez, par exemple, choisir de faire une courte pause après un appel, avant une réunion, entre deux activités ou lorsque vous remarquez que votre attention devient moins stable.

Un rappel discret peut également vous aider : une alarme douce, une note visible ou simplement une habitude associée à un moment précis.

L'objectif n'est pas d'ajouter une nouvelle obligation à votre journée.

Votre rituel peut rester très simple
  1. vous arrêter ;
  2. observer comment vous vous sentez ;
  3. choisir une pratique courte ;
  4. reprendre lorsque vous vous sentez prêt.

Un exemple de pause de quelques minutes

Installez-vous confortablement et prenez un moment pour observer votre état.

Portez ensuite votre attention sur votre respiration pendant quelques instants.

Puis remarquez vos appuis : les pieds sur le sol, le contact avec la chaise ou les sensations présentes dans votre corps.

Avant de reprendre, demandez-vous simplement : de quoi ai-je besoin maintenant ?

La réponse peut être de continuer. Mais elle peut aussi être de prolonger votre pause.

06Relaxation et concentration : revenir plus calmement à son activité

Associer relaxation et concentration ne signifie pas chercher à être parfaitement détendu pour réussir à travailler.

Une pause peut simplement vous offrir quelques minutes pour interrompre l'effort, relâcher une partie de la tension et retrouver vos sensations.

Parfois, vous reprendrez votre activité avec davantage de disponibilité. À d'autres moments, cette pause vous fera surtout comprendre que vous avez besoin de vous arrêter plus longtemps.

Dans les deux cas, vous aurez pris quelques instants pour observer votre état plutôt que de continuer automatiquement.

Aujourd'hui, vous pouvez simplement choisir une des trois pratiques : respiration lente, attention aux appuis ou assise consciente. Essayez-la quelques minutes et observez ce qui vous convient, sans rechercher un résultat particulier.


Questions fréquentes

Une pause de trois minutes peut-elle vraiment aider à se concentrer ?
Une courte pause peut offrir un moment de récupération et contribuer à réduire la sensation de fatigue. En revanche, quelques minutes de pause ne garantissent pas une amélioration de la concentration ou de la performance. Les effets peuvent varier selon la personne, la tâche et le contexte.
Quelle pratique choisir lorsque mon esprit part dans tous les sens ?
Commencez par quelque chose de très simple. Vous pouvez sentir vos pieds en contact avec le sol ou observer quelques respirations. L'objectif est de retrouver un point d'attention concret, pas d'empêcher vos pensées d'apparaître.
Dois-je fermer les yeux pour me relaxer ?
Non. Vous pouvez garder les yeux ouverts, fixer un point ou baisser légèrement le regard. Choisissez la position dans laquelle vous vous sentez le plus à l'aise.
Existe-t-il un rythme de respiration idéal ?
Les études sur la respiration lente utilisent différents protocoles, et certains travaux s'intéressent à une fréquence de résonance individualisée. Pour une pratique de bien-être quotidienne, il n'est pas nécessaire de rechercher un chiffre parfait. Respirez confortablement et évitez de forcer.
La relaxation peut-elle remplacer un suivi médical ?
Non. Ces pratiques peuvent accompagner votre bien-être, mais elles ne remplacent ni un diagnostic ni un traitement. Si des difficultés de concentration, une fatigue importante, du stress ou d'autres symptômes persistent ou perturbent votre quotidien, parlez-en à un professionnel de santé.

Explorer ces pratiques en douceur

Vous souhaitez découvrir ces pratiques avec un accompagnement ? FlowSerein propose des séances de relaxation à Gisors et à distance, avec des exercices progressifs adaptés à votre rythme.

L'objectif n'est pas de rechercher la performance, mais de vous permettre d'expérimenter différentes pratiques et d'identifier celles qui vous conviennent.

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Par téléphone : 06 17 40 21 84

Sources

  1. Albulescu, P., Macsinga, I., Rusu, A., Sulea, C., Bodnaru, A., & Tulbure, B. T. (2022). "Give me a break!" A systematic review and meta-analysis on the efficacy of micro-breaks for increasing well-being and performance. PLoS ONE, 17(8), e0272460. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0272460
  2. Lehrer, P., Kaur, K., Sharma, A., Shah, K., Huseby, R., Bhavsar, J., Sgobba, P., & Zhang, Y. (2020). Heart Rate Variability Biofeedback Improves Emotional and Physical Health and Performance: A Systematic Review and Meta Analysis. Applied Psychophysiology and Biofeedback, 45, 109-129. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32385728/
  3. Zainal, N. H., & Newman, M. G. (2024). Mindfulness enhances cognitive functioning: a meta-analysis of 111 randomized controlled trials. Health Psychology Review, 18(2), 369-395. https://doi.org/10.1080/17437199.2023.2248222
  4. DeskTime (2014 ; nouvelle étude en 2021). Does the 52-17 rule really hold up? Article de blog, 2024. https://desktime.com/blog/52-17-updated/

Note de transparence : cet article a été écrit avec l'aide de l'intelligence artificielle, puis relu, corrigé et validé humainement avant sa publication.