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Pourquoi faire une pause quand tout semble urgent ?

"Relaxologue aidant à lâcher prise et à gérer le stress pour apaiser les troubles psychosomatiques"

Vous avez relu trois fois le même message sans savoir quoi répondre. Un autre vient d'arriver. La journée avance, la liste des tâches s'allonge et, curieusement, vous accélérez encore.

Dans ces moments-là, s'arrêter quelques instants peut sembler contradictoire. Quand tout presse, pourquoi prendre le temps de faire une pause ? La question mérite d'être retournée : que perdons-nous lorsque nous ne nous arrêtons jamais ?

Pourquoi faire une pause ? Parce que s'arrêter quelques instants peut permettre de remarquer la fatigue, les tensions ou les réactions automatiques et de reconsidérer ses priorités. Cette possibilité de prendre du recul n'efface pas les contraintes à l'origine du stress.

Stress au travail : quand l'urgence devient une habitude

Une échéance importante peut mobiliser l'attention. La pression n'est donc pas toujours synonyme de difficulté. Ce qui change la donne, c'est son accumulation : demandes simultanées, interruptions répétées, impression de devoir rester disponible même lorsque la journée devrait être terminée.

Vous avez peut-être quitté votre bureau, mais vous continuez mentalement à répondre aux messages, à anticiper les objections ou à refaire une conversation. Le travail déborde alors sur le temps censé vous appartenir. À cela peuvent s'ajouter les responsabilités familiales et les attentes parfois contradictoires entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

L'Organisation internationale du travail distingue la pression ordinaire des situations où les exigences deviennent excessives ou difficiles à maîtriser. Elle définit aussi le stress au travail à partir du décalage perçu entre ces exigences et les ressources disponibles. La charge, les horaires, le manque d'autonomie, la communication et les conflits entre travail et foyer figurent parmi les facteurs de risques psychosociaux qu'elle identifie [1]. La difficulté ne se réduit donc pas seulement à votre façon de réagir.

Pourquoi est-il si difficile de faire une pause ?

Imaginons une situation fictive. En fin de journée, une personne répond rapidement à un courriel délicat. Elle veut régler le problème avant de fermer son ordinateur. Le lendemain, elle découvre une formulation sèche, qu'elle aurait sans doute relue autrement à un autre moment.

Cet exemple ne prouve pas que la fatigue explique toutes les maladresses. Il rappelle simplement qu'aller vite et agir avec justesse ne sont pas toujours la même chose.

Lorsque les sollicitations s'enchaînent, remarquez-vous encore les signes de tension ? Les épaules remontées, les phrases relues sans être comprises, l'envie de répondre immédiatement à un message qui pourrait attendre ? Une pause ne garantit pas une meilleure décision. Elle peut offrir l'occasion d'observer ces automatismes avant d'agir.

Et si une partie de la difficulté venait de la place devenue trop étroite pour récupérer entre deux efforts ?

Une pause ne doit pas servir à supporter l'insupportable

Il serait tentant d'en conclure qu'il suffit d'apprendre à se détendre pour mieux affronter toute situation. Ce serait oublier ce qui produit la pression.

Une pause individuelle peut avoir sa place. Mais lorsque les délais sont intenables, les sollicitations permanentes ou les responsabilités mal réparties, la réponse ne peut pas reposer seulement sur les personnes qui vivent ces contraintes.

Dans ses recommandations sur la santé mentale au travail, l'Organisation mondiale de la santé invite à envisager des interventions sur l'organisation elle-même, notamment sur la charge de travail, les horaires et la communication. La qualité des preuves varie selon les interventions étudiées et reste limitée pour plusieurs d'entre elles. L'OMS évoque également des interventions individuelles pour aider à gérer le stress, dans une démarche qui doit inclure la prévention des risques liés aux conditions de travail [2].

Cette distinction ne concerne pas uniquement l'entreprise. À la maison, dans une association ou auprès de proches, une pause peut aider à retrouver un instant pour soi. Elle ne règle pas, à elle seule, une répartition inégale des tâches ou des attentes impossibles à satisfaire.

Quels sont les bienfaits possibles d'une pause ?

La détente n'efface pas la liste des choses à faire. Elle n'oblige pas à vider son esprit. Une pause peut offrir l'occasion de remarquer votre posture, la hâte qui vous traverse ou votre envie de continuer malgré la fatigue. Elle peut aussi rester un simple moment de repos, sans objectif à atteindre.

Les exercices respiratoires font partie des pratiques de bien-être que certaines personnes trouvent agréables. L'Inserm rappelle que la « cohérence cardiaque » recouvre des méthodes variées, que des bénéfices sont décrits, mais que certaines promesses sont exagérées [3]. Aucun exercice ne garantit donc, à lui seul, un retour au calme ou une amélioration de l'efficacité.

Il est également possible de faire une pause sans exercice particulier : regarder par la fenêtre, marcher quelques pas ou laisser son attention quitter un instant l'écran. Le repos n'a pas à devenir une performance supplémentaire. Pour mieux comprendre la nuance entre les deux notions, vous pouvez lire notre article sur la différence entre détente et relaxation.

Comment faire une pause courte sans se mettre la pression ?

Avant un message important ou entre deux activités, vous pouvez vous accorder un court moment. Peut-être sentir les points d'appui de votre corps, observer votre respiration sans chercher à la modifier, puis vous demander : « Qu'est-ce qui mérite réellement mon attention maintenant ? »

Il n'y a ni durée obligatoire ni sensation à obtenir. Vous pouvez arrêter à tout moment, ou préférer une autre forme de pause. Si vous souhaitez être accompagné par un support audio ou visuel, FlowSerein propose un exercice de cohérence cardiaque à interrompre dès que vous en ressentez le besoin.

Faire une pause suffit-il à réduire le stress au travail ?

Pas nécessairement. Faire une pause peut apporter un répit ponctuel. Si la surcharge, les interruptions ou les délais impossibles persistent, il peut aussi être nécessaire de revoir les conditions de travail, les priorités et la répartition des responsabilités [2].

Et ce message auquel vous n'arriviez pas à répondre ?

Revenons au courriel relu trois fois. Une pause ne rédigera pas la réponse à votre place. Peut-être remarquerez-vous simplement qu'il n'est pas urgent d'y répondre, qu'une information manque ou qu'un échange oral serait plus approprié.

Il arrive aussi qu'aucune pause ne change la situation. Cela peut inviter à poser une autre question : un délai peut-il être renégocié, une responsabilité partagée ou une manière de travailler discutée collectivement ?

Faire une pause, ce n'est pas nécessairement chercher à accomplir davantage. C'est aussi garder la possibilité de choisir ce qui mérite notre attention.

Faire une pause. Revenir à soi.

Les pistes proposées dans cet article relèvent du bien-être. Elles ne remplacent pas un avis médical ou un accompagnement adapté lorsque des symptômes persistent ou perturbent le quotidien.

Sources et références

  1. Organisation internationale du travail, « Psychosocial risks and stress at work », 10 novembre 2022. Consulter la source. Facteurs de risques psychosociaux, pression et exigences.
  2. Organisation mondiale de la santé, WHO guidelines on mental health at work, 2022, chapitre « Recommendations ». Consulter les recommandations officielles. Interventions organisationnelles et individuelles pour la santé mentale au travail.
  3. Inserm, Canal Détox, « La cohérence cardiaque est-elle vraiment efficace contre le stress ? », 24 mai 2023. Consulter la source. Méthodes différentes et limites des promesses.

Note de transparence : cet article a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle. Sa validation scientifique et éditoriale finale relève de l’éditrice de FlowSerein.